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vendredi 9 mars 2012

8 Mars / Femmes : le combat continue !

Au lendemain du 8 mars 2012, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, je souhaite souligner le triste bilan du gouvernement de la droite. Les femmes sont les grandes oubliées de ce quinquénat.

Exceptée une loi favorisant la parité dans les conseils d'administration des grandes entreprises ou la haute administration publique, aucune volonté politique ne s'est manifestée pour parvenir à l'égalité entre les hommes et les femmes dans la société.

Toujours 25 % d 'inégalité salariale !
Des retraites 40% inférieures à celles des hommes !
Le decrêt de novembre 2011, qui prévoit des sanctions envers les entreprises, ne connait pas un début d'application.
Les emplois précaires, à temps partiels non choisis, sont majoritairement proposés aux femmes. La pauvreté et la précarité se conjuguent au féminin.
L'excercice des droits fondamentaux, comme l'accès à l'IVG, est même en régression.
L'accueil de la petite enfance et le soutien des familles monoparentales comptent parmi les promesses oubliées.

Si je peux me féliciter du vote à l'unanimité de la loi contre les violences faites aux femmes, les moyens d'application ne sont pas à la hauteur de ces drames.

Seuls 18 % des députés sont des femmes.
La France regresse dans le classement des pays en terme de parité.

François Hollande le rappelait à Reims, au soir du 8 mars, l'égalité entre les hommes et les femmes reste un enjeu fondamental pour une société juste.


>> Voir l'infographie sur le bilan du quinquennat Sarkozy en matière d'égalité hommes-femmes

>> Voir les engagements de François Hollande pour les droits des femmes

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mardi 28 février 2012

Fonds de Solidarité Territorial : des critères d'attribution satisfaisants

Depuis plusieurs semaines, Catherine Coutelle s'est engagée au sujet de la répartition du Fonds de Solidarité Territorial de la LGV SEA au cours de différents échanges avec le Préfet de Région et l'ancienne Ministre des Transports.

Le Premier Ministre vient de répondre favorablement aux demandes de la parlementaire.

Cette enveloppe de 30 millions d'euros pour la ligne Sud-Europe-Atlantique (18M€ pour Tours-Angoulême) vise à accompagner les initiatives de communes impactées par le tracé de l'infrastructure ferroviaire.

Les récents courriers préfectoraux en direction des collectivités définissent les critères d'attribution.

Ainsi que l'avait souhaité la députée de la Vienne, il est prévu d'allouer plus majoritairement les crédits aux territoires en fonction du nombre de kilomètres d'emprise sur la commune plutôt qu'au nombre d'habitants.

Catherine Coutelle se félicite de cet arbitrage et souhaite que des projets innovants d'aménagement paysagers, environnementaux, ou d'équipements technologiques (réseaux de télécommunication...) puissent bénéficier de ce fonds, compensant ainsi partiellement les nuisances subies par les communes et leurs habitants.

mercredi 22 février 2012

Fonderies du Poitou : le combat pour l'emploi continue !

La semaine dernière, nous étions aux Fonderies du Poitou avec Arnaud Montebourg. Cette nuit, un ouvrier s'est blessé en recevant sur le pied un four de 5 tonnes. Le Tribunal de commerce de Nanterre doit statuer dans les prochaines heures sur le sort des fonderies en prolongeant éventuellement la procédure de redressement et en examinant les projets des repreneurs ayant fait une offre.

Cet après-midi, une nouvelle fois, lors de la séance des Questions d'Actualité, j'ai souhaité interpeller le gouvernement sur la situation des Fonderies du Poitou, défendre la logique industrielle d'une réintégration de l'entreprise par Renault et plus généralement dénoncer le manque d'implication de cette majorité pour défendre l'emploi en France.

Voici le texte et la vidéo de mon intervention

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mercredi 15 février 2012

Liquidation des IUFM

Sous couvert d'une loi de « modification de la formation des maîtres », le gouvernement achève son travail et supprime les IUFM.
Le Conseil d'Etat, le 28 novembre 2011, avait annulé l'arrêté qui définit les compétences à acquérir pour les nouveaux professeurs.
Prétextant cette annulation, la proposition de loi Grosperrin modifiant la formation des maîtres, arrive en discussion aujourd'hui.
Elle finit par réaliser le rêve de la droite : « liquider les IUFM ».
Ce texte achève l'une des politiques les plus scandaleuses de ce gouvernement : la fin de la formation des enseignants.
Et pourtant le rapport de Monsieur Jollion, commandé par le ministre de l'éducation nationale lui-même, au sujet des conditions de recrutement des enseignants, alerte en soulignant que "le système actuel met les étudiants en situation d'échec au lieu de les mettre en situation de réussite". Il ajoute : "Enseigner n'est pas un art. C'est un métier qui s'apprend, dont la pratique doit être accompagnée ".

Ce métier n'attire plus pour différentes raisons mais l'absence de formation est la plus forte.

- Etre placé à plein temps dans une classe sans avoir jamais vu d'élèves inquiète, à juste titre, les étudiants. Cette politique a déjà une conséquence visible : la crise du recrutement des futurs enseignants (il y a eu 2 fois moins de candidats en 2011 qu'en 2010 aux concours).

- Contrairement aux annonces du Ministre, les salaires n'ont pas été réévalués et la France se place ainsi au 17e rang des pays de l'OCDE.

L'école française est profondément inégalitaire et les missions de l'école, instruction et éducation, ne sont plus réalisées partout de façon satisfaisante.
Est-ce le moment, en catastrophe et en catimini, de donner le coup de grâce à la formation professionnelle ? Des pays qui avaient vu leur classement de l'éducation baisser, ont enmprunté la voie contraire en renforçant la formation des maitres.
Quel métier aujourd hui peut prétendre ne pas "s'apprendre" ?

Il s'agit pour l'école de la République d'assurer l'émancipation intellectuelle, la maîtrise des connaissances et des compétences, et la réussite de chaque élève dans une école qui refuse la compétition et son corollaire, le stress comme ... évaluation.

Ces missions ambitieuses nécessitent des personnes bien formées intellectuellement et pédagogiquement. C'est le contraire du choix que fait le gouvernement !

Ce soir, nous nous sommes opposés farouchement à ce texte... que la majorité a validé !

mardi 7 février 2012

Serge Letchimy écrit à Claude Guéant

Avant sa Question d'Actualité au ministre cet après-midi à l'Assemblée Nationale, mon collègue Serge Letchimy avait écrit à Claude Guéant en réponse aux propos tenus sur la supériorité de certaines civilisations. Je vous invite à lire cette belle lettre...

samedi 4 février 2012

En réponse à l'article "Un coup de fusil pour un maison souillée" paru ce matin

Contrairement aux propos de Me Doury relayés par Centre Presse et La Nouvelle République de ce jour, lors du jugement au Tribunal Correctionnel de M. Tony Ecale pour des faits de violence avec arme, Catherine Coutelle, députée, dément formellement tout soutien ou intervention dans cette affaire et refuse que son nom soit ainsi utilisé, tant sur un principe général d'indépendance de la justice que sur le cas jugé hier.

"Tout au long de mon mandat, j'ai veillé à ne jamais m'impliquer dans un dossier dès lors qu'une procédure judiciaire était en cours. La justice est indépendante et le politique n'a pas à s'en mêler !

Sur ce cas précis, si je connais M. Ecale pour avoir visité la ferronnerie d'art implantée sur une commune de ma circonscription, j'ignorais totalement ce qui lui est reproché et je refuse d'être citée comme soutien dans cette affaire."

vendredi 3 février 2012

Ils se sont donnés un mois pour finir le "sale" boulot !

La « boulimie législative » de ce mandat devient folie douce ces dernières semaines avant la fin de la session parlementaire (aujourd'hui annoncée au 8 mars).
Le président de la République – presque candidat – veut montrer qu'il agit contre la crise, alors que la gravité de son bilan handicape sa campagne présidentielle. Nicolas Sarkozy a multiplié les annonces, le parlement doit les traduire dans la législation.
Ainsi, s'amoncellent les projets et propositions de loi dans un agenda déjà surchargé. Plusieurs sont programmés avec la mention « éventuellement » car les textes ne sont pas prêts.
Nous ne pouvons donc quasiment ni amender, ni discuter ces propositions. Nous n'avons le temps ni d'en débattre dans nos circonscriptions, ni d'auditionner les acteurs de chaque thématique alors que ces échanges nous sont d'ordinaire extrêmement utiles.
Le Parlement travaille mais il travaille mal. Les études d'impact ou la négociation préalable avec les partenaires sociaux ne résistent pas à ce rythme effréné.
Malgré la vigilance soutenue des députés de l'opposition et de leurs collaborateurs, nous ne parviendrons pas à déceler tous les risques induits par les détails de chaque texte. Et pourtant, aucun n'est anodin. Ces propositions comportent des dispositions très fortes et dangereuses que l'accélération du calendrier permet de rendre peu visibles de l'opinion ou des médias.

D'ici un mois, nous devrons donc travailler un nouveau plan de rigueur intitulé ici Projet de Loi de Finances Rectificatif (PLFR), une réforme fiscale, la TVA sociale, la hausse de la TVA, la baisse des cotisations patronales, un plan logement (qui devrait essentiellement renchérir le coût de la construction), une modification du code de l'urbanisme, une simplification du droit (qui regorge d'attaques contre les salariés et les citoyens), la fin des IUFM, un projet dangereux sur l'identité (qui permettra le fichage de 45 millions de Français), une résolution sur le « Fabriqué en France », un texte important sur l'emploi dans la fonction publique, des textes sur les armes, sur le principe de précaution, plusieurs autres sur l'Union Européenne, etc.

C'est difficile à imaginer, mais cette fin de mandat pourrait être pire que ne l'ont été ces 5 années. Le gouvernement avance à marche forcée, et pour contenter son électorat, impose des réformes injustes, improvisées et donc sans doute inefficaces.

mardi 17 janvier 2012

Fonderies du Poitou : visite du ministre

J'étais hier, pendant plus de 3h30 à Ingrandes, toujours engagée aux côtés des salariés des Fonderies du Poitou Aluminium dont j'ai plusieurs fois relayé le combat.
A l'occasion de la visite du ministre, la presse a suivi les récentes annonces. Le dossier devra être suivi de près et il nous faudra être vigilants pour que les engagements pris se concrétisent rapidement. Des questions de fond restent également à traiter concernant la politique industrielle, les relations entre donneurs d'ordre et sous-traitants, etc.

vendredi 13 janvier 2012

Fonderies du Poitou : maintenir la pression

Mercredi, la Commission des Affaires Economiques de l'Assemblée Nationale recevait Carlos Tavares, Directeur Général aux Opérations de Renault. Le groupe socialiste de cette commission m'a gentiment confié de porter la parole des collègues en début d'audition. Ce qui m'a permis d'interroger le responsable du groupe automobile sur leur politique industrielle... puis... de l'interpeller sur la situation des Fonderies du Poitou et de lui demander de préciser les intentions de Renault envers cette usine sous-traitante.

Notamment, j'ai souhaité qu'il puisse dire ce que seraient les volumes de commandes ces prochains mois et confirmer que les Fonderies du Poitou Aluminium seraient choisies pour la production des culasses sur le moteur R9M (moteur de demain).

La réponse de Carlos Tavares était de réaffirmer la promesse d'un maintien des commandes, du moins dans la part confiée aux Fonderies (dans un volume global de production diminué par le contexte économique). C'est en effet indispensable pour rassurer les éventuels repreneurs du site d'Ingrandes.

Vidéo de cet échanger sur le site de l'assemblée nationale > onglet Commissions > 11 janvier - Commission des Affaires Economiques.

J'avais déjà porté ce dossier au plan national en posant une Question d'Actualité au ministre Eric Besson puis en le réinterrogeant en commission.

Les efforts conjoints de plusieurs élus permettront peut-être ces prochains jours de trouver une issue heureuse à ce conflit et de rassurer les 480 salariés sur leur sort.

jeudi 12 janvier 2012

Pacte contre l'échec scolaire



Aujourd'hui à la une de Libération, sur France Info et dans de nombreux médias, il est question du PACTE CONTRE L'ECHEC SCOLAIRE initié par l'AFEV.
Avec 52 personnalités (dont Boris Cyrulnik, Vikash Dhorasoo, François Dubet, Annie Ernaux, Stéphane Hessel, Axel Kahn, Pierre Rosanvallon, Harry Roselmack, Elisabeth Roudinesco, Marcel Rufo, Abd Al Malik..), quelques associations et plusieurs syndicats enseignants, l'AFEV publie un pacte national.

Cette initiative vise à réaffirmer une urgence, "celle de faire évoluer un système scolaire qui exclut trop de jeunes et de s’inscrire, plus fortement, dans un modèle de « promotion de tous », où chaque enfant, quelles que soient ses difficultés et ses appétences, puisse sortir avec la qualification et les compétences nécessaires à son futur parcours, avec un rapport confiant aux apprentissages et une image positive de soi."

L’Afev s’investit depuis 20 ans dans les quartiers populaires et, dans ce cadre, a accompagné plus de 140 000 enfants et jeunes en difficulté. Le texte se veut un "porte-voix, celui des sans diplôme (ils sont 150 000 chaque année), de ceux qui vivent leur scolarité avec souffrance, des familles qui vivent dans l’angoisse de l’échec scolaire sans avoir les moyens d’y faire face ou des acteurs qui luttent au quotidien contre les inégalités éducatives."

Sensible au message qu'elle relaie, je suis marraine de l'AFEV à l'occasion de son 20e anniversaire cette année et je vous invite vivement à signer cet appel en direction des candidats à la présidentielle. L'ensemble de la communauté éducative, de la société doit s'engager dans ce combat contre l'échec scolaire.

> En savoir plus, lire et signer le pacte