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lundi 24 août 2009

Quand le Gouvernement prend les petits épargnants pour des imbéciles.

Comment osent ils? Alors que nous traversons une crise économique et sociale sans précédent et qu'un français sur deux n'a pu partir en vacances, voilà que le Gouvernement s'attaque encore aux classes moyennes et populaires.

Nous ne sommes pas dupes et voyons bien la manoeuvre de la droite pour inciter les souscriptions à l'emprunt d'Etat. Baisser le taux du livret pour inciter (obliger) les petits épargnants à se tourner vers ce fameux emprunt dont personne ne sait encore ce qu'il contient vraiment.

La nouvelle baisse du livret A de 1,25%, la troisième de l'année, marque encore une fois la désinvolture du Gouvernement au moment où nombre de nos concitoyens souffrent.

La droite refuse d'augmenter les salaires et les transferts sociaux. Elle se permet en plus de tailler dans les économies des plus modestes. Espérons au moins que cette manoeuvre outrancière ne servira pas à payer, encore une fois, des allègements fiscaux au bénéfice des plus riches.

Quel bilan !

Les chiffres parlent d'eux-même...

On parlait, en juillet 2007, d'un cadeau aux plus riches mais c'est en réalité le rétablissement des privilèges. Comme un commerçant fait une ristourne à ses bons clients, la droite a accordé de beaux cadeaux à ses électeurs les plus fidèles, les plus aisés de nos concitoyens.

Ainsi, un peu moins de 19 000 contribuables se sont vu attribuer, en moyenne, un joli chèque de 30 593 euro. Pis, quand on prend les 1000 restitutions les plus importantes, le chiffre monte à 337 241 euro. Mais, pour les dix plus gros gagnants de la loterie présidentielle, cette somme avoisine les 6 millions d'euro.

Au moment où nombre de nos concitoyens peinent à « boucler leur fins de mois », le bilan de cette loi illustre à la fois son caractère injuste et outrancier. Il est urgent de penser une réforme fiscale alliant performance et justice sociale.